J'ouvre les yeux, mais rien Rien que ce long couloir Tel l'ombre d'un éternel soir Se couchant sur mon teint Au loin une frêle lueur bourelle Tentant d'abord d'y croire Un pieds après l'autre de m'y mouvoir Mes pas d'acier dans l'inaction éternelle Le corps rempli de remords Cette clarté dans mes peurs et pleurs Incessante cette pluie remplissant mon cœur Cette virga bruyante résonne en mon fort Dans mon dos une chaleur réconfortante Me retournant dans ce bruyant silence Alors à la vie j'offre cette douce danse Et enfin mon aveugle regard chante Au millieu de cet infini bosquet D'un coup de pinceau, je me réveille Hauts dans ce ciel milles soleils brillent Sublimant de ce décors, ses fins traits Les feuilles aux couleurs éclatantes Telles des émulsions de saveur apétantes L'automne auteure de mille goûts Je me délecte de ce délicieux bijou